Le livre papier se porte à merveille !

         Quelle n’a pas été ma surprise de tomber sur un article du journal 24 Heures informant de la bonne santé du livre papier. Depuis trois ans, aussi bien en Suisse qu’en France voisine, les ventes ont augmenté au rythme de 3 % par année. Pareil phénomène est observé aux États-Unis et en Grande-Bretagne, où le livre numérique atteint pourtant près du tiers de toutes les ventes, alors qu’il n’est que de 10 % chez nous. 

         Le livre papier est vivant, bien vivant ! Contrairement au monde musical où la révolution numérique a totalement redessiné le marché, renvoyant CD et vinyles au grenier, l’e-book a de la peine à supplanter le bon vieux bouquin. Après avoir prédit sa mort, les Cassandre tournent leur veste et s’en prennent aujourd’hui au livre numérique, allant jusqu’à le qualifier de « pétard mouillé » (sic). Position tout aussi indéfendable eu égard au progrès que celui-ci amène ne serait-ce que dans l’allègement du cartable de nos enfants ou de la valise du voyageur. Force est de constater qu’il existe un réel marché pour les deux, la version papier tenant certes la corde, « les gens passant déjà beaucoup trop de temps devant l’ordinateur », comme l’avance une libraire interviewée dans l’article. 

         « Le livre est comme la cuillère — une invention qui ne peut être améliorée » disait Umberto Eco. Bien que séduit par les propos du génial auteur du Roman de la Rose, il fallait que je m’en convainque au-delà d’un simple hochement de tête. C’est sur internet que je suis allé à la recherche des éléments susceptibles d’alimenter ma réflexion, hé oui! Au final, il en ressort des arguments incontestables que je me réjouis de partager ici. 

         Tout d’abord, en y regardant bien, ce merveilleux objet appelé LIVRE, fonctionne sans câbles, sans circuits électriques, sans batteries. De ce fait, nul besoin de le réinitialiser ni de le recharger. LIVRE peut être utilisé indéfiniment ; compact et portable, emporté partout. Il suffit de l’ouvrir pour commencer à profiter de ses nombreux atouts. LIVRE est constitué de feuilles de papier numérotées de manière séquentielle pouvant contenir chacune plusieurs milliers de bits. Un simple geste du doigt vous emmène à la page suivante. Grâce à une technologie dite du papier opaque, chaque côté peut être imprimé, ce qui double la capacité de stockage. Les feuilles sont solidaires à la faveur d’un dispositif de feuillets cousus ensemble, portant le nom de reliure. 

         Il est par ailleurs recommandé de se doter d’un accessoire optionnel appelé « marque pages » ou Bookmark. Celui-ci facilite l’ouverture de LIVRE à l’endroit exact de la fermeture de la session précédente. Cet accessoire répond à des normes internationales qui autorisent son utilisation sur tous les modèles et types de LIVRE. Également en option, il est suggéré d’acquérir un crayon lequel permet le soulignement ou la rédaction des notes dans les marges ou en bas de pages, grâce à une pointe composée de graphite et d’argile. 

LIVRE est un produit obéissant aux plus hautes exigences en matière de protection de l’environnement. Il est constitué exclusivement de matériaux 100 % recyclables. 

         Je vous souhaite, à vous aussi, de vivre l’expérience LIVRE et ne résiste pas à vous « livrer » ce conseil pertinent de Bernard Pivot : « Offrez des livres ! Ils s’ouvrent comme des boîtes de chocolat et se referment comme des coffrets à bijoux ».

Popularlibros.com – BOOK – Versión completa : https://www.youtube.com/watch?v=iwPj0qgvfIsCela ressehttps://www.youtube.com/watch?v=iwPj0qgvfIsmble

Régies immobilières, courrier administratif et empathie

Vous qui aimez la belle écriture et ne rechignez pas à vous lancer des défis, je vous conseille de vous procurer quelques lettres de régies immobilières et de vous attacher à les réécrire avec un peu d’humanité. Il y a du boulot !

Suite au décès de ma tante – laquelle n’a pas eu d’enfants – ses neveux et nièces, dont je fais partie, ont reçu une missive de la régie propriétaire du quatre pièces où elle logeait depuis un peu plus de vingt ans. Pour une bonne compréhension du propos, il convient de préciser que durant toutes ces années, pas un seul coup de pinceau, pas le moindre entretien n’y avait été apportés. 

Ma tante était une vielle dame d’une rare humilité et d’une discrétion de confessionnal. Elle allait jusqu’à baisser le volume de sa télévision, quitte à ne plus rien entendre, pour ne pas risquer de déranger ses voisins. A quatre-vingt-quinze ans, elle vivait seule dans un appartement bien préservé, tant elle avait le respect des choses d’autrui.

Informée de ce décès par nos soins, la régie s’est fendue d’un courrier administratif précisant, après de vagues condoléances de type lettres-types, que le délai de résiliation du bail était de trois mois. « Cependant, nous serions d’accord de vous libérer de vos obligations pour le 31 décembre ou, au plus tôt pour le 15 décembre… ». Invoquer nos « obligations » permet sournoisement de nous mettre en situation redevable. Ne soyons pas dupes, la régie allait désormais pouvoir, au bas mot, louer l’appartement deux fois plus cher au prochain occupant. Elle est plus pressée que nous ! 

Quoiqu’il en soit, rendez-vous est pris pour un premier état des lieux : tout se passe plutôt sereinement ! Il a l’air gentil, le monsieur. C’est vrai que notre tante n’était pas du genre Diogène, pas plus qu’adepte du vandalisme ni entraînée aux incivilités. Les seules choses qu’elle taguait, c’était nos joues avec son rouge-à-lèvres.  

On nous annonce que le logement sera rafraîchi et rénové en vue d’une nouvelle et prochaine location. Ressortis rassérénés une petite heure plus tard, il ne nous restait plus qu’à attendre leurs conclusions écrites.

Cela n’a pas traîné, courrier A, le lendemain la lettre était-là. Une sentence pénale digne du plus véreux des procureurs. Une suite de requêtes ahurissantes comme le nettoyage minutieux du logement (alors qu’il est prévu d’y réaliser des travaux), tout cela dans un langage engageant tel que : « les éléments à votre charge… reste réservé les dégâts… si non exécutés… nous nous verrons contraints… etc. » Notre tante n’avait pris ses quartiers définitifs au cimetière que depuis trois jours. 

Notre société s’est déshumanisée et le courrier administratif se fait fort de nous le rappeler quotidiennement. Je m’en prends ici à une régie, mais je pourrais multiplier les coups de gueule envers les assurances, la poste, les banques, les services publics etc. 

Ne serait-il pas plus simple de faire preuve d’un peu d’empathie rédactionnelle plutôt que de menacer et de se cacher derrière règlements et procédures ? Les relations humaines s’en porteraient mieux et le petit péquin n’additionnerait pas craintes, rancœurs et ressentiments qui, au final, l’amèneront peut-être à se rebiffer un jour, non plus exclusivement contre les décisions politiques impopulaires, mais contre les vexations sourcilleuses et dégradantes de la vie quotidienne. Les Indignés de 2011 sont bien vivants et diffèrent patiemment l’heure salutaire, comme la braise qui couve, tout en capitalisant sur des rangs qui s’étoffent imperceptiblement, dans le secret.

Introduce Yourself (Example Post)

This is an example post, originally published as part of Blogging University. Enroll in one of our ten programs, and start your blog right.

You’re going to publish a post today. Don’t worry about how your blog looks. Don’t worry if you haven’t given it a name yet, or you’re feeling overwhelmed. Just click the “New Post” button, and tell us why you’re here.

Why do this?

  • Because it gives new readers context. What are you about? Why should they read your blog?
  • Because it will help you focus you own ideas about your blog and what you’d like to do with it.

The post can be short or long, a personal intro to your life or a bloggy mission statement, a manifesto for the future or a simple outline of your the types of things you hope to publish.

To help you get started, here are a few questions:

  • Why are you blogging publicly, rather than keeping a personal journal?
  • What topics do you think you’ll write about?
  • Who would you love to connect with via your blog?
  • If you blog successfully throughout the next year, what would you hope to have accomplished?

You’re not locked into any of this; one of the wonderful things about blogs is how they constantly evolve as we learn, grow, and interact with one another — but it’s good to know where and why you started, and articulating your goals may just give you a few other post ideas.

Can’t think how to get started? Just write the first thing that pops into your head. Anne Lamott, author of a book on writing we love, says that you need to give yourself permission to write a “crappy first draft”. Anne makes a great point — just start writing, and worry about editing it later.

When you’re ready to publish, give your post three to five tags that describe your blog’s focus — writing, photography, fiction, parenting, food, cars, movies, sports, whatever. These tags will help others who care about your topics find you in the Reader. Make sure one of the tags is “zerotohero,” so other new bloggers can find you, too.