L’improbable rencontre

Phnom Penh 1995          J’étais arrivé le matin même à Phnom Penh. Cela faisait longtemps que j’attendais ce moment. Depuis quelques années, il m’avait fallu reporter à plusieurs reprises ce voyage auquel j’aspirais au plus profond de moi, sans raison apparente. C’était comme ça. Peut-être était-ce la musicalité des lieux, Phnom Penh, Battambang, Siem Reap, KompongLire la suite « L’improbable rencontre »

Admiratif… enfin!

Les deux dernières années de maturité – en France on dit baccalauréat – m’ont laissé des souvenirs peu glorieux de la littérature française. C’est qu’il fallait s’appuyer dix-huit livres imposés sachant que l’on n’en tirerait qu’un seul à l’examen final. J’admets certes que le choix qu’avaient effectué nos professeurs relevait de la plus grande desLire la suite « Admiratif… enfin! »

Mon amour pour Charles-Ferdinand Ramuz

J’ai toujours aimé Charles-Ferdinand Ramuz. J’avais un peu plus de trente ans, lorsque mes parents connaissant cet amour, déposèrent de gros cartons sous l’arbre de Noël à mon attention: Les Oeuvres complètes, exemplaire no 207 d’une édition limitée à 500! Elles trônent depuis 1986 en maîtresses des lieux dans ma bibliothèque. A l’heure de balbutierLire la suite « Mon amour pour Charles-Ferdinand Ramuz »

Clavicule cassée

         Dire qu’il a bien fait de s’encoubler ce jour-là serait cynique et peu reluisant de ma part. Toujours est-il que cela signifia pour moi le début d’une aventure peu commune ! Je m’explique. Lors de la troisième édition du Nyon Folk Festival — il ne s’appelait pas encore Paléo Festival — les organisateurs avaient engagé unLire la suite « Clavicule cassée »

La marâtre à confesse

J’ai toujours pensé que je finirais par m’installer un jour à la cour du Roi. Jamais, ô grand jamais, de la manière que je vais conter. Veuve d’un chevalier, j’avais épousé, en seconde noce, un gentilhomme proche du cercle royal. C’était principalement, j’en conviens, afin de me rapprocher du château et de ses hôtes. VeufLire la suite « La marâtre à confesse »

Epiphanie

Pour mener à bien le vingt-septième opus des aventures du chevalier Thibert, Gaston Dunoyer s’était finalement astreint à la rédaction d’un plan. Il espérait ainsi se mettre à l’abri d’une panne dévastatrice de sa plume semblable à celle qu’il avait eu à affronter lors de la narration du tome précédent.           Jamais auparavant il n’avait éprouvéLire la suite « Epiphanie »

Silence, on lit !

Dans mon dernier petit papier, je posais la question, par les temps numériques qui courent, de la nécessité de toujours apprendre à écrire à la main. Bien que j’aie évité de trancher de manière péremptoire, par ouverture d’esprit ou par couardise, il n’en demeure pas moins que le constat est implacable : apprendre à écrire, quelleLire la suite « Silence, on lit ! »

Faut-il renoncer à apprendre à écrire à la main ?

À l’heure où il se chuchote dans les couloirs qu’un groupe de politiciennes et politiciens s’apprêteraient à lancer une motion visant à l’abandon de l’enseignement de l’écriture manuscrite au profit du clavier, les pédagogues montent aux barricades qui pour hurler au blasphème, qui pour applaudir à cette avancée indispensable. « Même la liste de commissions est géréeLire la suite « Faut-il renoncer à apprendre à écrire à la main ? »